Projet DiXtribution

Le projet Dix-Tribution (Projet Échange par le passé) entame sa cinquième année d’existence. Il est cependant important de mentionner que l’Oasis participe au programme de prévention des ITSS de la santé publique depuis maintenant 13 ans. Par le biais du site fixe et de la caravane, encore cette année, l’Oasis a distribué une quantité importante de matériel d’inhalation et d’injection à moindre risque tout en continuant d’offrir aide, écoute et référence aux personnes qui utilisent ces services. Les interventions ont toujours eu pour but de développer des liens de confiance avec cette clientèle marginalisée et très souvent méfiante face aux autres services plus conventionnels. Il ne fait aucun doute pour nous que ce lien prend tout son sens lorsque la personne vit une situation de crise ou d’épuisement. Les usagers savent très bien qu’ils peuvent toujours compter sur le personnel de l’organisme pour les accueillir, les écouter et tenter de trouver avec eux une solution qui leur convient et qui est adaptée à leur réalité. Il est aussi important de mentionner que de nouveaux services (médecin sur place une fois par mois, dépannage alimentaire) se sont ajoutés à ceux déjà offerts à notre clientèle. Afin d’être toujours au fait de ce qui se fait ailleurs, des progrès de la recherche et des meilleures pratiques, le personnel de l’Oasis participe activement à plusieurs tables de concertation. En plus de permettre à l’Oasis de développer un réseau solide, ces rencontres nous donnent aussi la chance de détenir de l’information juste et actuelle. De plus, les intervenants se donnent chaque jour comme mission de sensibiliser la population générale sur la pertinence de l’approche de réduction des méfaits. Cette approche a depuis longtemps fait ses preuves en matière de prévention, mais semble être méconnue, voire même jugée de façon négative. Plusieurs croient à tort que la distribution de matériel encourage la toxicomanie, mais nous croyons ardemment qu’empêcher l’usage des drogues n’est pas toujours un succès. Il est donc nécessaire d’adopter une stratégie plus réaliste, mais surtout plus humaine : tenter de minimiser les risques autant que les dégâts associés à la consommation de ces produits.

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